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August 28, 2026
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La liste des hormones féminines

Les hormones féminines sont des messagers chimiques qui circulent entre le cerveau, les ovaires et plusieurs autres glandes pour orchestrer le cycle menstruel, la fertilité, le métabolisme et l'humeur. Les principales sont les œstrogènes, la progestérone, la LH et la FSH, la testostérone et les autres androgènes, l'AMH, la prolactine, le cortisol, l'insuline et les hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4). Leur équilibre repose sur un dialogue permanent, appelé axe hypothalamo-hypophyso-ovarien, entre le cerveau et les organes qu'il pilote. Dans le SOMP, plusieurs de ces hormones présentent un profil particulier, ce qui explique pourquoi elles sont souvent dosées ensemble lors d'un bilan.

Les œstrogènes, hormones cheffes d'orchestre du cycle

Les œstrogènes regroupent plusieurs molécules (l'estradiol étant la principale pendant la vie reproductive), produites surtout par les follicules ovariens en développement. Ils stimulent l'épaississement de la muqueuse utérine, favorisent le développement des caractères sexuels secondaires et participent à la protection des os et des vaisseaux sanguins. Leur taux augmente progressivement en première moitié du cycle jusqu'à un pic qui déclenche l'ovulation, avant de redescendre.

À la ménopause, la production ovarienne d'œstrogènes diminue durablement, ce qui explique une grande partie des ressentis de cette période (bouffées de chaleur, sécheresse, troubles du sommeil). Des options thérapeutiques hormonales validées et individualisées existent pour les femmes concernées, à discuter avec un professionnel de santé.

La progestérone, hormone de la seconde moitié du cycle

Après l'ovulation, le follicule qui a libéré l'ovocyte se transforme en corps jaune et sécrète de la progestérone. Cette hormone prépare la muqueuse utérine à une éventuelle grossesse, élève légèrement la température corporelle basale (un signe parfois utilisé pour repérer l'ovulation) et exerce un effet apaisant sur le système nerveux.

Dans le SOMP, l'ovulation est souvent absente ou irrégulière : la sécrétion de progestérone, qui en dépend directement, l'est donc également, ce qui contribue aux cycles longs ou imprévisibles observés. Par ailleurs, chez certaines femmes, les variations de progestérone en fin de cycle s'accompagnent de troubles de l'humeur marqués ; dans les formes les plus sévères de trouble dysphorique prémenstruel, des options thérapeutiques validées existent et méritent d'être évoquées avec un professionnel de santé.

L'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien : LH et FSH, les chefs d'orchestre cérébraux

La FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante) sont sécrétées par l'hypophyse, une petite glande à la base du cerveau, elle-même pilotée par l'hypothalamus via des impulsions régulières de GnRH. La FSH stimule la maturation des follicules ovariens ; un pic de LH déclenche l'ovulation. Ce dialogue à trois niveaux (cerveau, hypophyse, ovaires) fonctionne par rétrocontrôle permanent : les hormones ovariennes renseignent en retour le cerveau sur l'état d'avancement du cycle.

Dans le SOMP, ce dialogue est souvent modifié, avec un rapport LH/FSH souvent plus élevé que la moyenne chez de nombreuses femmes concernées, ce qui perturbe la maturation folliculaire normale (ce rapport n'est toutefois pas, à lui seul, un critère diagnostique). Ce mécanisme central est détaillé dans ce guide.

Testostérone et androgènes : pas seulement des hormones masculines

Les femmes produisent elles aussi des androgènes (testostérone, androstènedione, DHEA), sécrétés par les ovaires et les glandes surrénales, en quantités plus faibles que chez les hommes. Ils contribuent à la libido, à la masse musculaire, à la densité osseuse, et stimulent notamment les glandes sébacées de la peau. Comme les autres hormones du cycle, leur taux varie légèrement d'une phase à l'autre chez toutes les femmes.

L'hyperandrogénie, c'est-à-dire un excès relatif d'androgènes, est l'une des caractéristiques centrales du SOMP, aux côtés de l'insulinorésistance. Elle peut se traduire par de l'acné, une pilosité plus marquée ou des cycles irréguliers. Les mécanismes de cette production excessive sont détaillés dans cet article.

L'AMH, un reflet de la réserve ovarienne

L'hormone antimüllérienne (AMH) est sécrétée par les petits follicules ovariens en développement. Son taux dans le sang donne une estimation du nombre de follicules restants, c'est-à-dire de la réserve ovarienne ; elle est couramment utilisée dans les bilans de fertilité et le suivi des parcours de procréation médicalement assistée.

Dans le SOMP, le taux d'AMH est souvent plus élevé, car les ovaires comptent un nombre accru de petits follicules. Le lien entre ce taux et la sévérité des autres signes du syndrome (androgènes, insulinorésistance) reste toutefois documenté de façon hétérogène selon les études, et l'AMH seule ne permet pas de poser un diagnostic.

La prolactine, l'hormone de la lactation... et parfois plus

La prolactine est sécrétée par l'hypophyse. Son rôle le mieux connu est de déclencher et d'entretenir la lactation après une grossesse. À des niveaux plus élevés en dehors de cette période, elle peut freiner la sécrétion de GnRH et donc perturber l'ovulation et les cycles.

C'est pour cette raison que le dosage de la prolactine fait partie des examens de routine en cas de cycles irréguliers ou de suspicion de SOMP : il permet généralement d'écarter une autre cause, l'hyperprolactinémie, qui peut donner des ressentis très proches (une élévation légère et isolée ne suffit toutefois pas, à elle seule, à écarter un SOMP).

Le cortisol, l'hormone du stress qui parle aussi aux ovaires

Le cortisol est produit par les glandes surrénales, sous le contrôle de l'axe hypothalamo-hypophysaire, selon un rythme qui suit globalement celui de la journée (plus élevé le matin). Il mobilise l'énergie en situation de stress, notamment en augmentant la disponibilité du glucose dans le sang.

Le SOMP s'accompagne fréquemment d'une insulinorésistance, un terrain sur lequel un cortisol chroniquement élevé peut avoir une influence, puisqu'il tend lui aussi à élever la glycémie. Il est donc cohérent de penser qu'un stress prolongé pourrait accentuer certains ressentis métaboliques du SOMP, même si ce lien reste à préciser plus spécifiquement pour cette population. Ce terrain est développé dans cet article.

L'insuline, une hormone métabolique au cœur de l'équilibre hormonal

L'insuline est sécrétée par les cellules bêta du pancréas après un repas. Elle permet au glucose présent dans le sang d'entrer dans les cellules pour y être utilisé comme énergie. Lorsque les cellules répondent moins bien à ce signal (insulinorésistance), le pancréas compense en sécrétant davantage d'insuline pour maintenir la glycémie stable.

Cette insulinorésistance est aujourd'hui considérée comme l'un des mécanismes centraux du SOMP, aux côtés de l'hyperandrogénie ; elle est développée dans ce mécanisme. Sur le plan du mode de vie, la composition d'un repas influence la réponse glycémique qui suit : un petit-déjeuner limite les pics de glycémie du matin, un effet bien documenté par la recherche.

Les hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4) : le métabolisme de fond

La thyroïde, sous l'impulsion de la TSH sécrétée par l'hypophyse, produit les hormones T3 et T4 (la T3 étant la forme la plus active). Elles régulent le métabolisme de fond : température corporelle, rythme cardiaque, transit intestinal, niveau d'énergie général.

Un dysfonctionnement thyroïdien peut provoquer des cycles irréguliers proches de ceux observés dans le SOMP. C'est pourquoi un dosage de la TSH fait généralement partie du bilan initial, afin d'écarter cette cause avant de retenir un diagnostic de SOMP.

Ce qu'il faut retenir de ce panorama hormonal

Chacune de ces hormones a un rôle propre, mais aucune n'agit isolément : elles forment un système interconnecté, où un déséquilibre à un endroit se répercute souvent ailleurs. C'est cette vision d'ensemble qui aide à mieux lire un bilan hormonal et à poser les bonnes questions à un professionnel de santé.

Pour les femmes concernées par le SOMP, comprendre ce panorama est une première étape.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les œstrogènes et la progestérone ?

Les œstrogènes dominent la première moitié du cycle et préparent l'ovulation ; la progestérone prend le relais après l'ovulation pour préparer une éventuelle grossesse. Les deux agissent en alternance sur la muqueuse utérine.

Le SOMP touche-t-il toutes ces hormones à la fois ?

Pas systématiquement, et pas au même degré selon les femmes. Les profils les plus documentés concernent les androgènes, le rapport LH/FSH, l'insuline et souvent l'AMH ; les autres hormones peuvent rester dans les normes.

Un taux d'AMH élevé signifie-t-il automatiquement un SOMP ?

Non. L'AMH reflète la réserve ovarienne et peut être élevée dans d'autres contextes. Elle s'interprète toujours avec les autres critères cliniques et biologiques, jamais seule.

Le cortisol peut-il aggraver les symptômes du SOMP ?

Un lien plausible existe via l'influence du cortisol sur la glycémie, mais il reste à préciser scientifiquement pour cette population spécifique. Gérer son stress reste néanmoins une piste de bon sens à intégrer au mode de vie.

Pourquoi dose-t-on la prolactine et la thyroïde en cas de suspicion de SOMP ?

Parce qu'un excès de prolactine ou un dysfonctionnement thyroïdien peuvent provoquer des cycles irréguliers très proches de ceux du SOMP. Les écarter permet de poser un diagnostic plus fiable.

Références

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Note terminologique, SOPK / SOMP

Le SOPK a été renommé à l'international en 2026 (PMOS). En France, deux appellations coexistent sans arbitrage définitif : SOMP (syndrome ovarien métabolique polyendocrinien) et SMOP (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien). Il s'agit de la même pathologie. Nous employons « SOPK » dans le titre et les recherches, et « SOMP » dans le corps de l'article, le temps que le nouveau nom s'installe.

N'oubliez pas : chaque femme est unique. Ce qui fonctionne pour l'une peut ne pas convenir à l'autre. Le plus important est de trouver l'équilibre qui vous correspond avec l'aide de professionnels de santé bienveillants.

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