Comprendre le SOPK
August 28, 2026
-
5 minutes

Hyperandrogénie : pourquoi le corps produit trop d'androgènes

L'hyperandrogénie est l'une des caractéristiques les plus fréquentes du SOMP, ex-SOPK. Elle se traduit, selon les femmes et leur sensibilité individuelle, par de l'acné hormonale, un hirsutisme, une alopécie androgénique ou une combinaison de ces manifestations. Comprendre le mécanisme qui les relie : un excès d'androgènes, et pourquoi cet excès survient permet d'aborder leur prise en charge de façon plus cohérente et plus globale.

D'où vient cet excès d'androgènes ?

Tout part d'un mécanisme hormonal commun : l'hyperandrogénie, un excès d'hormones dites masculines, les androgènes. Ces hormones, dont la testostérone est la plus connue, sont naturellement présentes chez toutes les femmes, mais en petites quantités. Dans le SOMP, leur production peut augmenter et être plus difficile à réguler.

Cet excès vient en grande partie d'un déséquilibre entre deux hormones produites par l'hypophyse, une glande située à la base du cerveau : la LH (hormone lutéinisante) et la FSH (hormone folliculo-stimulante). Lorsque la LH est trop élevée par rapport à la FSH, elle pousse les ovaires à produire une plus grande quantité d'androgènes. La résistance à l'insuline, fréquente dans le SOMP, amplifie souvent ce phénomène en stimulant davantage la production de ces hormones.

C'est ce surplus d'androgènes qui se traduit par de l'acné, de l'hirsutisme (une pilosité excessive) et/ou une perte de cheveux, trois manifestations différentes d'un même mécanisme de fond.

Trois manifestations, un même mécanisme

L'acné hormonale liée au SOMP apparaît quand les androgènes en excès stimulent les glandes sébacées, provoquant une acné souvent inflammatoire, localisée sur le bas du visage, et résistante aux soins cosmétiques classiques.

L'hirsutisme correspond à l'apparition de poils épais et foncés dans des zones sensibles aux hormones masculines : visage, poitrine, ventre, quand les follicules pileux, particulièrement réceptifs chez certaines femmes, réagissent à cet excès d'androgènes.

La perte de cheveux, ou alopécie androgénique, résulte du même mécanisme : les androgènes raccourcissent le cycle de croissance du cheveu, qui se miniaturise progressivement au sommet du crâne.

Ce n'est pas un hasard si ces trois manifestations apparaissent souvent ensemble : elles répondent au même déséquilibre hormonal, et donc souvent aux mêmes leviers de prise en charge.

Agir sur la source pour agir sur les symptômes

Acné hormonale, hirsutisme et alopécie partagent la même origine. Ce n'est pas un hasard si elles apparaissent souvent ensemble, ni si elles répondent aux mêmes leviers. Les approches qui agissent sur le fond : alimentation adaptée, activité physique, gestion du stress, ont un impact réel sur l'ensemble de ces symptômes en aidant à réguler à la fois l'insuline et les androgènes. Une prise en charge cohérente, qui tient compte du profil hormonal de chaque femme, permet d'avancer plus sereinement avec ces manifestations du SOMP.

C'est dans cette logique que s'inscrit Solence : un accompagnement global, pensé pour agir sur les mécanismes du syndrome plutôt que symptôme par symptôme.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'hyperandrogénie dans le SOPK ?

C'est un excès d'androgènes, des hormones dites masculines, lié notamment à un déséquilibre entre LH et FSH et à la résistance à l'insuline, caractéristique du SOMP.

L'hyperandrogénie provoque-t-elle toujours acné, hirsutisme et perte de cheveux en même temps ?

Non, chaque femme réagit selon la sensibilité de ses follicules pileux et de sa peau à cet excès d'androgènes : une seule, plusieurs, ou aucune de ces manifestations peut apparaître dans le SOMP.

La résistance à l'insuline aggrave-t-elle l'hyperandrogénie du SOPK ?

Oui, elle amplifie la production d'androgènes par les ovaires, ce qui explique pourquoi agir sur l'insuline fait souvent partie des leviers recommandés dans le SOMP.

Un traitement de l'acné ou de l'hirsutisme peut-il suffire sans s'attaquer à l'hyperandrogénie ?

Les traitements locaux soulagent les symptômes visibles, mais une prise en charge qui agit aussi sur la cause hormonale du SOMP donne généralement de meilleurs résultats sur le long terme.

Références

  1. Ramezani Tehrani F, Behboudi-Gandevani S, Bidhendi Yarandi R, Saei Ghare Naz M, Carmina E. Prevalence of acne vulgaris among women with polycystic ovary syndrome: a systemic review and meta-analysis. Gynecol Endocrinol. 2021;37(5):392-405. doi:10.1080/09513590.2020.1859474.
  2. Pourahmad B, Majidnia M, Saniee N, Afraie M, Riyahifar S, Darbandi Z. Prevalence of Acne Vulgaris Among Women with Polycystic Ovary Syndrome: A Systematic Review and Meta-Analysis. Med J Islam Repub Iran. 2025;39:105. doi:10.47176/mjiri.39.105.
  3. Spritzer PM, Barone CR, Oliveira FB. Hirsutism in Polycystic Ovary Syndrome: Pathophysiology and Management. Curr Pharm Des. 2016;22(36):5603-5613. doi:10.2174/1381612822666160720151243.
  4. Carmina E, Azziz R, Bergfeld W, et al. Female Pattern Hair Loss and Androgen Excess: A Report From the Multidisciplinary Androgen Excess and PCOS Committee. J Clin Endocrinol Metab. 2019;104(7):2875-2891. doi:10.1210/jc.2018-02548.
N'oubliez pas : chaque femme est unique. Ce qui fonctionne pour l'une peut ne pas convenir à l'autre. Le plus important est de trouver l'équilibre qui vous correspond avec l'aide de professionnels de santé bienveillants.

Nos derniers articles

Commencez dès aujourd’hui

Vous n'êtes pas seule. Des milliers de femmes utilisent déjà Solence pour comprendre leur corps, identifier ce qui les stabilise, et construire un équilibre durable.